Infrastructures, trame urbaine et paysage
Dans le sens ouest-est, on observe une succession de tissus urbains à différentes échelles et à différentes vocations : - Le Parc botanique et le Parc olympique, à grande échelle, à caractère environnemental, sportif et culturel ; - Puis, un tissu hétérogène composé de résidences, d'industries et de commerces, avec une prédominance de zones résiduelles, de grands parkings et de logistique ; - Un tissu plus homogène est suivi des usages résidentiels, éducatifs et culturels, articulés par le boulevard et le parc Morgan ;Enfin, un tissu industriel et sportif, où le Parc Champêtre coexiste avec des industries, divisé par une infrastructure à grande échelle : le Terminal 52 de Montréal avec ses grandes grues, ses voies ferrées et un immense mur de conteneurs qui accentuent son usage restreint et son isolement par rapport au fleuve Saint-Laurent.Dans cette perspective, certaines couches d'analyse éclairent la lecture de diverses strates urbaines : parcs publics, équipements culturels, établissements d'enseignement, installations sportives, agriculture urbaine, espaces résiduels, parkings, marchés. Le chevauchement accru de ces strates forme une tension linéaire qui met en évidence un système désintégré et désarticulé : nous comprenons que ce qui importe dans les systèmes, ce ne sont pas les parties mais leurs schémas relationnels ; une opération de suture conceptuelle nous permet de former un nouveau système. Les combinaisons structurelles configurent une infrastructure qui part du stade olympique en direction de la rivière San Lorenzo. Ce dispositif, à orientation linéaire, parsemé par moments de saillies et de méandres, génère des points de contact dans ces espaces d'opportunité qui activent l'usage public. La fiction est l'outil qui permet de mettre en évidence la nature complexe de l'état des choses ; elle nous permet de prendre en partie nos distances par rapport à la réalité et de produire une réalité moins rudimentaire mais suggestive afin de découvrir de nouvelles dimensions de l'urbanité :Une infrastructure parfois transgressive, envahissant des espaces déjà consolidés, générant des frictions entre le public et le privé ; un aqueduc nous conduit à prélever l'eau de la rivière pour l'acheminer vers la ville ; un système de traitements de purification par hydroponie reconfigure le boulevard ; il s'inspire des espaces verts déjà en place et les intègre dans un nouveau système plus actif et dynamique sur le plan écologique.Un bassin de rétention recueille l'eau de pluie et complète les usages des jardins communautaires de Maisonneuve, dynamisant les jardins urbains et créant un lieu de production, de loisirs, d'ombre, de marchés, d'éducation et de culture, tissant de nouveaux liens entre le quartier et ses expériences avec la rivière.
(Tiré du texte du concurrent)
(Traduction automatisée non officielle)
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