IONOSPHERE
L'air que nous respirons est un bien commun en danger. Il est temps de prendre des mesures pour protéger citoyens et citoyennes contre les pics de particules nuisibles (PN), résultants en catastrophes naturelles d'ampleur et fréquence croissantes. Nous suggérons le projet IONOSPHERE, inspiré par les qualités protectrices de l'ionosphère constituant l'une des couches extérieures de l'atmosphère, pour lutter contre l'exposition à des niveaux dangereux de pollution de l'air.
Montréal se voit généralement enveloppée d'air pur, en raison des forêts environnantes agissant comme de grands poumons verts. Cette ressource, considérée comme acquise, s'est avérée vulnérable lors des feux de forêt de l'année dernière, quand Montréal est devenue la ville avec l'air la plus sale au monde. Au moment où certaines personnes avaient le privilège de rester à la maison avec une climatisation filtrée, certaines autres étaient exposées à une pollution potentiellement mortelle. Alors que l'on envisage la possibilité d'autres feux de forêt dans le futur, Montréal devra déterminer comment protéger ses citoyens et citoyennes.
Nous proposons de réutiliser les composants du Stade olympique, "The Big O", pour créer des systèmes de filtration de l'air dans les réseaux de bus de la ville. Les matériaux seront transformés en précipités électrostatiques qui collectent les particules en induisant les charges alternées. Cet appareil aspirerait l'air en le passant par un maillage chargé négativement, à partir de câbles réutilisés. Les particules ionisées s'en tiendront ensuite aux surfaces chargées ensuite aux surfaces chargées alternativement, tout en permettant de faire éventer l'air frais dans les abribus. Cela nous permettrait d'utiliser les qualités anti adhésives naturelles du matériau PTFE pour la collecte et les qualités d'isolation du PVC, le rendant électriquement sûr. En créant un précipitateur électrique à la place de grands filtres HEPA, nous évitons ainsi le coût du remplacement de membranes et pouvons tirer parti du système de gestion de déchets existant, tout en assurant collectes et éliminations sécuritaires.
La vocation de IONOSPHERE est de créer un objectif de fin de vie, même pour les matériaux les plus complexes récupérés de la toiture du Stade. En travaillant avec le réseau de bus de la ville et ses abris, nous créons un système distribué de zones de sécurité climatiques, couvrant l'ensemble de la ville.
La taille des jambes de forces, formant le manteau du système, en fait un objet imposant : il se dresse comme une déclaration de santé et de résilience. Pour exposer le projet davantage, nous envisageons que les unités de filtration soient peintes par des artistes et communautés locaux, dans le contexte de projets d'art urbain. Les procédés de transformation des matériaux sont simples et sont axés sur la réutilisation et la remise à neuf, évitant de recourir à un recyclage plus énergivore et faisant appel aux infrastructures disponibles et aux acteurs locaux.
(Tiré du texte du concurrent)
Cette proposition étudiante est sans contredit celle qui a suscité le plus de discussions parmi les membres du jury, et notamment des experts des questions environnementales. Bien que le principe de fonctionnement et la pertinence de réemploi en lien avec les propriétés des matériaux de la toiture n'aient pas convaincu le jury, ce projet a toutefois le mérite de faire réfléchir à la qualité de l'air en milieu urbain. Le déploiement sur l'ensemble du territoire et son repère visuel qui agit comme un élément de sensibilisation sont également au nombre des qualités de ce projet.
(Tiré du rapport du jury)
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