Le Grand Notre
Un stade communautaire
Les stades sont des lieux destinés aux gens. Accablé par son histoire compliquée, le Stade olympique n'a pratiquement jamais rempli ce rôle. La communauté montréalaise a dû assumer une facture colossale et un lourd héritage, sans jamais vraiment parvenir à s'approprier son héritage olympique. Dans notre proposition, nous souhaitons récompenser la patience des Montréalais et leur offrir ce qui leur revient de droit : un stade communautaire.
Réutiliser, ne pas reconvertir
La toiture intérieure du Stade olympique de Montréal est conçue pour remplir une fonction très spécifique. Son fonctionnement structurel et sa géométrie ne deviennent évidents qu'après une étude approfondie. L'interaction entre l'anneau de compression, les entretoises, les câbles radiaux et les câbles de haubanage principaux est si particulière et sur mesure que toute reconfiguration représenterait sans aucun doute un déclassement.
Il n'est bien sûr pas sans ironie que ce toit, si sur mesure, peine dans sa forme actuelle à résister en toute sécurité aux hivers montréalais. Mais ce n'est pas une cause perdue.
Nous proposons donc de réutiliser le toit tel quel - en conservant sa fonction, ses performances structurelles, sa logique de construction et son esthétique unique.
Copier-coller : l'« objet trouvé » parfait
Nous proposons de réutiliser le toit « tel quel » au-dessus des tribunes d'un stade de 10 000 à 12 000 places. Il n'est pas nécessaire qu'il s'agisse d'une nouvelle enceinte. Le toit pourrait être placé autour du terrain d'entraînement actuel des Carabins de l'Université de Montréal, créant ainsi un stade avec des sièges couverts pour tous les spectateurs.
En utilisant le toit tel quel, tous les processus de fabrication et même de restauration, très gourmands en énergie, sont écartés de l'équation, ce qui rend le résultat véritablement positif en termes d'énergie et de coûts. C'est le surcyclage à son meilleur : une réutilisation par copier-coller.
Bien sûr, nous éliminons d'abord le défaut fatal du toit. Nous supprimons la partie centrale pour réduire les charges agissant sur la verrière. Elle peut désormais être utilisée toute l'année pour couvrir en toute sécurité les spectateurs du stade communautaire.
Bien sûr, le toit devra être autonome. Les 102 mâts volants du toit intérieur sont regroupés pour former un mât destiné à soutenir les câbles principaux, dans une configuration presque identique à celle du toit d'origine. Les mâts volants, de longueurs égales, sont parfaitement adaptés à un tel assemblage. Les haubans principaux, qui ne sont plus nécessaires pour soutenir le toit intérieur, s'étendent désormais à l'extérieur du stade communautaire pour stabiliser le mât.
Bien sûr, la capacité du toit à entamer une seconde vie sera démontrée. Pour la communauté, pour l'environnement, gratuitement.
(Tiré du texte du concurrent)
(Traduction automatisée non officielle)
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